travaux encadrés Antigone la biographie de Jean Anouilh

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Biographie de Jean Anouilh.  (1910 – 1987) -Nationalité: Française -Jean Anouilh est né à Bordeaux.

 Sa mère musicienne qui se produisait sur des scènes de casinos lui a permis de découvrir très tôt les auteurs classiques.

Il fait ses études à Paris, mais il se prend de passion pour le théâtre.

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Il travaille dans un premier temps dans la publicité où il fait la rencontre de Jacques Prévert. Puis il devient le secrétaire particulier de Louis Jouvet. Mais les relations entre deux hommes restent tendues.

Il commence dans le théâtre mais les premières tentatives sont des échecs. C’est avec « Le voyageur sans bagage » que Jean Anouilh connaît son premier succès.

En 1939 il crée le journal : La Nouvelle Saison avec Jean-Louis Barrault. En 1942, il écrit la pièce la plus connue de son répertoire aujourd’hui : Antigone réécriture moderne de la pièce de Sophocle

Bibliographie de Jean Anouilh : L’Hermine- Le Bal des voleurs -Le Voyageur sans bagage- Eurydice- L’Alouette

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Author: Prof.Ziani

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  1. travaux encadrés(Antigone)
    JEAN ANOUILH :
    NÉ À BORDEAUX EN 1910 D’UNE FAMILLE FRANCO-BASQUE (PÈRE TAILLEUR ET MÈRE MUSICIENNE).JEAN ANOUILH FAIT SES ÉTUDES À PARIS. FRÉQUENTANT LES COULISSES DÈS L’ENFANCE, IL FINIRA PAR SE CONSACRER À SA VOCATION D’AUTEUR DRAMATIQUE APRÈS AVOIR ÉTÉ EMPLOYÉ DANS UNE AGENCE DE PUBLICITÉ PUIS SECRÉTAIRE DU COMÉDIEN –LOUIS JOUVET.
    PARMI SES ŒUVRES
    L’HERMINE, 1931
    LE VOYAGEUR SANS BAGAGE, 1937
    EURYDICE, 1941
    L’ALOUETTE, 1953
    La tragédie
    La tragédie est née en Grèce. C’est un genre dramatique qui met en scène des personnages historiques ou mythologiques s’exprimant dans un langage soutenu. La tragédie se distingue de la comédie par ses héros et leurs destins implacables qui inspirent terreur et compassion – Aristote est un des premiers à avoir analysé le genre tragique. Il définit la tragédie comme « l’imitation d’une action de caractère élevé et complète, faite par des personnes en action et non au moyen d’un récit, et qui suscitant pitié et crainte, père la purgation (catharsis) propre à de pareille émotions.
    La tragédie classique :
    La tragédie est représentative de ‘expression du XVIIème siècle. La composition est faite en cinq actes versifiés. Les personnages sont illustre (des rois réels ou mythiques, héros antique ou biblique).
    L’espace est un pays lointain. La tragédie est souvent l’expression de la classe aristocratique au XVIIème siècle. Le tragique naît toujours d’un conflit. Le dénouement est tragique et finit par la mort du protagoniste toujours manipulé par des forces qui le dépassent(le temps, l’espace, les dieux, la raison). L’effet de la tragédie doit inspirer la terreur, la pitié et crée chez le spectateur une catharsis, sorte de purification des passions humaines.
    La tragédie classique obéit aux règles des trois unités :
    * L’unité de lieu : le décor représente toujours un palais, l’histoire est mise en scène en un seul lieu.
    * L’unité de temps : le déroulement de l’histoire ne doit passer 24 heures.
    * L’action : elle impose une seule action principale, il est également interdit de représenter la mort ou le sang sur scène(la bienséance).
    La tragédie moderne
    La tragédie moderne permet aux auteurs de poser des problèmes ou d’exprimer des sentiments de leurs temps : le mythe d’autrefois est devenu prétexte pour énoncer des idées neuves, propres à l’époque ou personnelle à l’auteur, sous une forme nouvelle.
    Le mythe
    Un mythe est un récit fabuleux forgé pour expliquer et répondre aux grandes questions que les hommes se sont toujours posées quand ils réfléchissent à leurs origines, aux raisons d’être et aux destins de notre univers et de notre race, aux grands phénomènes énigmatiques qui s’y présentent à nous de toutes parts.
    Le mythe d’Œdipe :
    Œdipe, dans la mythologie grecque, roi de Thèbes, fils de Laïos et de Jocaste, roi et reine de Thèbes.
    La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de Thèbes, s’enquiert auprès des dieux, comme il est naturel, de ce qui va venir. La réponse de l’oracle est terrible :  » Il tuera son père ; il épousera sa mère ». Il décide d’échapper à son destin : il attacha les deux pieds de son fils nouveau-né, qu’ils percent, et ils ordonnent qu’il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Le bébé gémissant émeut le cœur du serviteur chargé de la besogne. Il le confie à des bergers du roi de Corinthe, qui l’amènent à leur maître Polybos, roi de Corinthe sa femme Périboea désespérait justement d’avoir un héritier, Polybos l’appela Œdipe (« celui qui a les pieds enflés « , en grec) et l’éleva comme son propre fils. Des années passent. Un jour, pendant une querelle, un Corinthien traite Œdipe d’enfant trouvé. Celui-ci, alarmé, part demander la vérité à Pythie de Delphes. En chemin, un vieillard monté sur un char lui commande, un peu trop impérieusement, de s’écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, le tue. C’était bien sûr le roi Laïos, son père. Ainsi, Œdipe accomplit la prophétie sans le vouloir.
    Œdipe arriva à Thèbes, qui était sous la coupe d’un monstre sanguinaire appelé le Sphinx, lion à tête de femme. La créature bloquait les routes menant à la ville, tuant et dévorant les voyageurs qui ne pouvaient résoudre l’énigme fameuse qu’elle leur proposait :  » Quel est l’animal qui le matin marche sur quatre pieds, à midi sur deux et le soir sur trois ? ». Œdipe répond sans hésiter que c’est l’homme, qui au matin de sa vie marche à quatre pattes, va sur ses deux jambes à l’âge adulte et s’aide d’une canne pour soutenir sa vieillesse. Le Sphinx, vexé, se suicide. Œdipe s’attira les faveurs de la ville pour avoir libéré Thèbes du Sphinx. En remerciement, les Thébains le firent roi et lui donnèrent comme épouse la veuve de Laïos, Jocaste. Pendant de nombreuses années, le couple vécut heureux, ne sachant pas qu’ils étaient en réalité mère et fils. La seconde partie de l’oracle est accomplie.
    Les années passent, des enfants naissent du couple incestueux, deux garçons :Etéocle et Polynice et deux filles : Antigone et Ismène. Les dieux, qui ont longtemps favorisé le règne d’Œdipe, s’aperçoivent soudain, dans un spectaculaire accès de mauvaise foi, que ce roi est un meurtrier.
    Jusqu’au jour où la peste ravagea le pays. Œdipe, innocemment, envoie son oncle Créon à Delphes, et l’oracle de Delphes proclama que le meurtre de Laïos devait être puni et que la maladie ravagera la cité tant que son meurtre ne sera pas vengé. Œdipe prononce alors contre le meurtrier une malédiction sauvage, et consulte le divin Tirésias pour connaître le nom du coupable. Tirésias esquive, feinte, suscite même contre lui les soupçons du roi. Finalement, excédé, il conseille à Œdipe de consulter ses serviteurs. L’un d’eux, témoin du meurtre, est le même esclave qui autrefois a « perdu » l’enfant sur le Mont Cithéron. La vérité est dévoilée et Jocaste se suicide de désespoir, et lorsque Œdipe se rendit compte qu’elle était morte et que leurs enfants, Etéocle, Polynice, Antigone et Ismène étaient maudits ; il se creva les yeux avec les broches de la reine et renonça au trône. Il part sur les routes, la main sur l’épaule d’Antigone, chercher un pardon problématique. Parvenu en Attique, il est purifié de son crime par Thésée, et en reconnaissance meurt à Colone : un oracle n’a t’il pas déclarer que l’endroit où serait érigée sa tombe serait béni par les dieux ? Ses enfants ont d’ailleurs essayé en vain de le faire revenir à Thèbes.

    Le mythe d’Antigone :
    Antigone appartient aux légendes attachées à la ville de Thèbes. Elle est l’une des enfants nés de l’union incestueuse du roi de Thèbes Œdipe et de sa propre mère. Jocaste. Antigone est la sœur d’Ismène, d’Etéocle et Polynice. Elle fait preuve d’un dévouement et d’une grandeur d’Une sans pareil dans la mythologie. Quand son père est chassé de Thèbes par ses frères et quand, les yeux grevés, il doit mendier sa nourriture sur les routes, Antigone lui sert de guide.
    Elle veille sur lui jusqu’à la fin de son existence et l’assiste dans ses derniers moments. Puis Antigone revient à Thèbes. Elle y connaît une nouvelle et cruelle épreuve. Ses frères Etéocle et Polynice se disputent le pouvoir. Ce dernier fait appel à une armée étrangère pour assiéger la ville et combattre son frère Etéocle. Après la mort de deux frères, Créon, leur oncle prend le pouvoir. Il ordonne des funérailles solennelles pour Etéocle et interdit qu’il soit donné une sépulture à Polynice, coupable à ses yeux d’avoir porté les armes contre sa partie avec le concours d’étrangers .Ainsi l’âme de
    Polynice ne connaîtra jamais le repos. Pourtant Antigone, considère comme sacré le devoir d’ensevelir les morts, se rend une nuit auprès du corps de son frère et verse sur lui, selon le rite, quelques poignées de terre. Créon apprend d’un garde qu’ Antigone a recouvert de poussière le corps de Polynice. On amène Antigone devant lui et il la condamne à mort. Elle est enterrée vivre dans le tombeau des Labdacides. Hémon, fils de Créon et fiancé d’Antigone se suicide désespoir. Eurydice, l’épouse de Créon ne peut supporter la mort de ce fils qu’elle adorait mettra fin elle aussi à ses jours.
    Le contexte historique de la pièce
    Anouilh fait basculer sa tragédie dans un univers de violence absurde qui évoque le chaos dans lequel l’Europe se trouve plongée (en 1940, la France a été occupée par les allemands).les Nazis et sur le gouvernement de Vichy. C’est ce contexte historique qui redonne actualité au mythe d’Antigone adapté dans la pièce. La figure d’Antigone représente la question de la résistance à un pouvoir injuste, l’image de la révolte ou tout simplement la volonté d’accomplir son devoir
    Résumé de l’œuvre
    Après le départ d’Œdipe de Thèbes, ses deux fils, Etéocle et Polynice se disputent le trône et s’entretuent. Créon, frère de Jocaste, accède au pouvoir. Il ordonne des funérailles solennelles pour Etéocle et interdit, sous peine de mort, toute sépulture à Polynice, coupable à ses yeux de trahison. Ainsi l’âme de Polynice ne connaîtra jamais le repos. Pourtant Antigone, qui considère comme sacré d’ensevelir les morts, se rend une nuit auprès du corps de son frère et verse sur lui quelques poignées de terre. Surprise par les gardes, elle est amenéé devant Créon .Ce dernier agit, comme roi et la condamne à mort. Elle est enterrée vive dans le tombeau de ses aïeuls où elle meurt pendue. Désespéré, Hémon, son fiancé, se suicide. Choquée par la disparition de son fils, Eurydice, épouse de Créon, met fin à ses jours. Créon est seul face à son destin
    Les personnages de la pièce

    Antigone : Membre de la famille royale, fille de Jocaste et d’Œdipe, sœur d’Ismène, de Polynice et d’Etéoc1e,
    nièce de Créon et fiancée d’Hémon.
    Créon : Roi de Thèbes après la mort des deux frères Polynice et Etéocle.
    Hémon : Fils de Créon et fiancé d’Antigone.
    Ismène : Sœur d’Antigone.
    Eurydice : Epouse de Créon.
    La nourrice : Domestique loyale qui prend à cœur le devoir d’élever les deux jeunes filles Ismène et Antigone.
    Les gardes : Le garde Jonas, le garde Boudousse, le garde Durand.
    Le page : un enfant attaché au service du roi. Il ne peut rien non plus pour lui
    Le Chœur : Incarne la conscience de Créon et participe au plaidoyer en faveur d’Antigone.
    Le messager : garçon qui vient annoncer la mort d’Hémon.

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